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1er Septembre 1975, 08h00 : Little HangletonUn jeune homme aux cheveux châtains ouvrait ses yeux ambrés. Des cernes les encadraient. Des rayons de soleil passaient à travers les fins rideaux. Le jeune homme nommé Remus Lupin se leva, ouvrit ses rideaux, puis la fenêtre. Il s'appuya sur la rambarde laissant l'air frais lui rafraichir son visage. Les oiseaux chantaient. Il prit ses habits déjà sortis puis alla se préparer. Une heure plus tard, après s'être lavé et avoir fait sa valise, il descendit dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Là se trouvait déjà Elena Lupin, la mère de Remus.
- Bonjour mon chéri ! fit-elle le sourire aux lèvres.
- Bonjour.
Il alla s'asseoir à la petite table. Il prit un toast et le tartina de beurre, puis le mangea.
- Alors ... prêt pour cette nouvelle année ?
- Oui, comme toujours. Mais je stresse un peu ...
- A propos ? De ton statut de préfet ?
- Non, ça je pense m'en sortir ... mais j'ai peur que ... pour les pleines lunes.
- Je t'avoue que moi aussi. J'ai peur pour tes amis. C'est vraiment touchant ce qu'ils ont fait mais ... j'ai quand même peur ... parce que même si les loups ne sont pas un danger pour les animaux ... on ne sait pas comment il va réagir ...
- Tu as tout à fait raison. Et je m'inquiète pour la même chose. Mais surtout tu ne dis rien à personne. Je te fais confiance !
- Ne t'en fais pas. Je ne dirais rien. Je n'ai pas envie que tes meilleurs amis soient sévèrement punis par la loi. Et il faut que de votre côté vous soyez prudents.
- Je sais qu'ils seront prudents ! Ils ne se feront pas prendre. Ils sont doués !
- Oh oui, il suffit de compter le nombre d'heures de cours que vous avez eu depuis la première année, celles qu'ils ont passées en heures de colle et de les comparer.
- Le nombre d'heures de colle représenterait environ les deux tiers du nombre d'heures de cours, je suppose.
- Exactement ! Et ce n'est pas très rassurant !
- Mais on ne peut pas les changer ! Et puis, cette fois, ils sont conscients des risques ! Les autres fois, ils se faisaient prendre parce que pour eux, ce n'était pas grave. Mais là ... ils sont beaucoup plus responsables qu'ils ne le prétendent.
- Je n'en doute pas.
- Bon je monte, je vais lire un peu.
Il monta dans sa chambre, sortit un des livres pour les cours et se mit à le lire en attendant de partir pour la gare.
1er Septembre 1975, 09h15 : Square GrimmaurdUn jeune homme aux cheveux noirs dormait paisiblement dans son lit. Il avait le teint pâle et était d'une grande et d'une époustouflante beauté. Mais un crac sonore retentit dans sa chambre ce qui le réveilla. Il ouvrit brutalement ses yeux gris insondable puis regarda vers le pied de son lit pour y voir une petite créature avec de grandes oreilles ressemblant à celles des chauves-souris et des yeux gros comme des balles de tennis. Il n'avait pour seul vêtement qu'un seul pagne sale et dégoutant.
- La maîtresse a envoyé Kreattur pour réveiller le jeune traitre à son sang et lui ordonne de descendre tout de suite.
- Dégage sale troll !
- Kreattur n'est pas un troll ! Kreattur est un elfe de maison au service de la Noble famille des Black.
- Je vais t'en foutre de la noblesse si tu ne dégages pas tout de suite.
- Le maître traitre à son sang n'est qu'un sale pourceau qui a brisé le c½ur de ma pauvre maîtresse. Ah comme elle le hait.
- C'est réciproque ! Maintenant fous-moi la paix et va te noyer dans la baignoire pour me foutre enfin la paix !
Le petit elfe de maison sortit de la chambre en continuant d'insulter le jeune homme. Ce dernier se leva en soupirant. Il détestait cet elfe. Il détestait sa famille. Et pourtant il devait vivre avec eux. On corps habituellement musclé était mince. Trop mince. Il avait la peau sur les os. Il prit ses affaires et entra dans la salle de bain afin de s'y préparer. Une fois prêt il descendit rejoindre sa famille. Quand sa mère, une femme à l'allure sévère et à la beauté froide, leva les yeux vers son fils ainé, elle ne put retenir une grimace.
- Tu me fais honte Sirius. Porter des vêtements moldu ...
En effet, le jeune homme n'avait pas voulu mettre les habits dignes des Black préférant porter un jean et un tee-shirt. Il aimait provoquer ses parents.
- Je n'ai pas vraiment envie de porter les mêmes habits que vous. Déjà que j'ai honte de ma famille ...
- Et tu crois que nous on n'a pas honte d'avoir un fils comme toi ?!
- Mais je m'en fou de vous !
- Ne nous parle pas sur ce ton jeune homme ! Intervint pour la première fois Orion Black, le père de Sirius.
- Regarde comment tu es Sirius ! Tu es tout maigrichon.
- Si vous me donniez un peu plus à manger, je ne ressemblerais pas à un squelette.
- Mange quelque chose et après tu monteras dans ta chambre jusqu'au départ.
Il alla s'asseoir à table et commença à manger. Quelques minutes plus tard, Regulus, le frère cadet de Sirius, entra dans la cuisine, l'air endormi. En voyant la tête de son frère, Sirius pouffa de rire attirant les regards de ses parents qui n'avaient pas encore entendu leur second fils entrer dans la pièce.
- Bonjour mon chéri.
- B'jour. Fit-il d'une vois pâteuse.
Sirius, lui, continuait de manger.
- Sirius, tu pourrais dire bonjour à ton frère, c'est la moindre des politesses.
- Dans ce cas, commencez par me dire bonjour au lieu de me traiter de traitre.
Sa mère lui lança un regard noir. Mais Sirius ne fut pas déstabilisé. Il soutint son regard. Ce fut Walburga qui détourna le regard. Le jeune homme sourit. Il avait remporté cette manche. Il se leva, débarrassa ses couverts et les posa sur l'évier. Sa mère se leva et s'avança vers lui. Alors qu'il se retournait afin de remonter dans sa chambre, sa mère lui assena une violente gifle. Mais Sirius ne broncha pas. Après tout, il était habitué aux baffes. Ce manège durait depuis cinq ans déjà et ça n'allait pas changer. Walburga ordonna une dernière fois à son fils de dire bonjour à son frère.
- Gnaf, salut Récurus.
- Je préfère ça ... attends, attends, tu l'as appelé comment là ?
- En plus d'être bête et moche, t'es sourde maintenant ?
Walburga, Orion et Regulus ouvrirent grands les yeux devant les propos du jeune homme. Sirius n'en revenait pas lui-même. Il avait toujours voulu le dire mais n'y était jamais parvenu. Il savait à présent qu'il allait le regretter. Qu'allait-il lui arriver à présent ? il amorça un pas vers la sortie mais sa mère le retint par le bras. Elle sortit sa baguette et la pointa sur lui puis lança un sortilège informulé. Sirius tomba au sol sous la douleur. Jamais il n'avait connu une douleur aussi intense, aussi dévorante auparavant. C'était comme si des lames chauffées à blanc lui transperçaient chaque centimètre de sa peau et que sa tête allait exploser. Il ne savait pas combien de temps cela durait mais il était convaincu que cela faisait plusieurs heures qu'il subissait ce sortilège. Il ne put retenir un hurlement. Puis tout se stoppa. Sa mère s'accroupit à ses côtés et lui murmura :
- Maintenant tu sais ce que c'est de subir un sortilège impardonnable. Monte dans ta chambre sale traître.
Sirius tenta de se relever mais ses bras et ses jambes tremblaient tellement qu'il n'arrivait pas à tenir appuyé sur ses membres. Mais au bout de plusieurs tentatives, il arriva à se mettre debout et sortit de la cuisine alors que le reste de sa famille prenait tranquillement son petit déjeuner. Comme s'il ne s'était rien passé.
1er Septembre 1975, 10h15 : Little SweetPeter Pettigrow venait de se lever. Il était assez petit, assez enrobé, des cheveux blond et des yeux marron larmoyants. Il prit quelques bonbons qui étaient posés sur sa table de chevet avant de prendre ses affaires et d'aller prendre une douche. Un quart d'heure plus tard, il était prêt. Il fit un rapide bonjour ainsi qu'un rapide au revoir à ses parents puis prit de la poudre de cheminette et la lança dans la cheminée avant de s'exclamer « Voie numéro neuf trois quart ». Puis il disparut.
1er Septembre 1975, 10h30 : Godric's Hollow- Pour la n-ième fois, James lève-toi !
Une femme d'une grande beauté entrait dans la chambre de son fils unique afin de le sortir de son sommeil de plomb. Elle avait de longs cheveux noirs de jais, bouclés et soyeux. Ses yeux étaient noirs, sa peau était pâle, ses traits étaient fins ... une femme resplendissante. Elle se dirigea à grands pas vers la fenêtre de la chambre et ouvrit d'un coup sec les rideaux qui empêchaient la lumière du jour de passer, et donc d'éclairer la pièce. Dehors il faisait un temps splendide. Les oiseaux chantaient. La mère du jeune homme ouvrit ensuite la fenêtre afin d'aérer la pièce.
- Allez James, dépêche-toi, sinon, tu vas rater le train ! fit-elle en secouant son fils.
- Oui, oui maman, je me lève tout de suite ! répondit ce dernier, la tête toujours enfouie sous sa couverture.
Il émergea de celle-ci laissant apparaître son visage. Il avait, tout comme sa mère, des traits fins ce qui le rendait très séduisant. Ses cheveux noirs de jais étaient toujours ébouriffés. Il ouvrit ses yeux marron. Il chercha à tâtons ses lunettes posées sur sa table de chevet. Il les mit ensuite puis se leva. Il se dirigea vers son armoire, prit des habits et entra dans la salle de bain afin de s'y préparer. Il se regarda dans le miroir.
- Par Merlin ! S'exclama-t-il, les yeux grands ouverts. T'es toujours aussi beau James ! Pas étonnant que les filles soient toutes à tes pieds ... ou presque.
Il marqua un temps d'arrêt.
- Ne t'en fais pas mon beau, Lily sera à toi cette année. Patience !
On frappa à la porte. Un grand homme qui ressemblait énormément à James entra. Il s'agissait de Charlus Potter, le père du jeune homme.
- Fiston ... cesse de fantasmer sur ta belle. Et dépêche-toi ! Si tu rates le train, tu devras te débrouiller tout seul pour arriver jusqu'à Poudlard. Ce qui veut dire que si tu rate le train, il faudra que tu attendes les vacances de Noël pour aller étudier.
- D'accord, je me dépêche ! Tu peux juste descendre ma valise s'il-te-plaît ?
- Bien sûr fiston. Mais ne tarde pas ! Sinon ce soir, au menu il y aura de la purée de grimace !
Il sortit et ferma la porte derrière lui. James se regarda une dernière fois avant d'aller prendre sa douche.
1er Septembre 1975, 10h45 : Voie numéro neuf trois quart, Gare King's CrossJames venait d'arriver sur la voie. Ses parents l'avaient laissé à cause d'une mission de dernière minute. Là un train rouge était à l'arrêt. De nombreuses personnes se trouvaient sur le quai. De nombreuses familles disant au revoir à leur enfant. James repéra son ami, Remus. Il le rejoignit.
- Salut Lunard.
- Tiens salut Corn'.
Ils s'enlacèrent amicalement.
- Tu n'as pas vu Patmol par hasard ? demanda le jeune Potter.
- Non. Il n'est pas encore arrivé.
- De qui vous parlez ? demanda une voix que James connaissait très bien.
Il se tourna et fit face à son meilleur ami : Sirius. Il le prit dans ses bras et le lâcha seulement quand le jeune Black l'informa qu'il étouffait. Remus, lui, avait remarqué la maigreur de son ami. Il l'interrogea du regard. Sirius haussa des épaules et dit :
- J'ai été mal nourris.
- Tu aurais dû venir à la maison. S'exclama James.
- Une prochaine fois. Fit Sirius.
- Tu dis ça tout le temps. Grogna le jeune Potter.
- Mais cette fois c'est vrai.
- Tu dis ça à chaque fois. Rigola Remus.
- Vraiment ? Non mais je te jure. Et ça je ne le dis pas à chaque fois.
- Si ! S'exclamèrent les deux autres.
- Merde à la fin. Bon, on y va ? Peter est arrivé ?
- Oui, il est installé dans un des compartiments.
Sur ce, les trois amis montèrent à bord du train. Remus leur indiqua dans quel compartiment se trouvait le quatrième Maraudeur avant de se diriger vers le compartiment des préfets. La train démarra. Ils étaient en route pour Poudlard.
1er Septembre 1975, 12h05 : Poudlard ExpressCela faisait une heure que le train avait quitté la gare. Sirius mangeait les friandises qu'il avait achetées quand la dame au chariot était passée. James l'aidait à les manger, mais il lui en laissait un maximum car lui aussi avait remarqué l'horrible maigreur de son meilleur ami lorsqu'il s'était changé pour mettre son uniforme de Poudlard. Quant à Peter, il n'avait pas parlé depuis le début du voyage. Il était assis près de la fenêtre et écrivait une lettre, faisant en sorte que personne ne voit ce qu'il y marquait. La porte du compartiment s'ouvrit et laissa apparaître Remus. Il alla s'asseoir près de Sirius, prit un chocogrenouille et commença à le manger. Puis il soupira.
- Alors Remus, c'était ennuyeux à quel point cette petite réunion de préfets ? demanda James.
- Ce n'était pas du tout ennuyeux ! Et tu aurais été à ma place, tu aurais voulu que ça dure une éternité !
- Ça, j'en doute ! Je ne suis pas fou !
- Oh si crois moi !
- Tu penses vraiment que je suis fou ?
- Mais non bêta ! Je validais juste mes paroles. Tu aurais aimé rester en compagnie de la préfète de Gryffondor qui n'est autre que Lily Evans !
James s'arrêta de manger et regardais son ami avec de grands yeux. Sirius, lui, continuait de remplir sa panse, tout en regardant le jeune Potter.
- Lily ? Ma Lily ?
- Bin oui ! T'en connais d'autre des Lily Evans étant en cinquième année à Gryffondor ?
- Non pas vraiment mais ... argh ! Pourquoi c'est toi le préfet ? Pourquoi ce n'est pas moi ?
- Devine ! Tu fais trop de connerie ! Rigola Sirius.
- Oui bah ça, c'est de ta faute !
- Quoi de ma faute ? Si c'est pour les farces, à chaque fois que je propose quelque chose, tu es le premier à m'aider ! Alors ne dis pas que c'est de ma faute sinon je te réserve la blague que j'avais prévue pour Servilo !
- Une blague ? C'est quoi ? dit-il, intéressé.
- Pourquoi je te la dirais, puisque apparemment c'est à cause de moi que tu n'es pas préfet ?!
- Oh mais je rigolais Patmol ! C'était pour rire ! Je préfère faire des blagues avec toi plutôt que d'être préfet !
- Faux-cul !
Remus regarda ses deux amis se chamailler, puis se tourna vers Peter qui n'avait pas montré signe de vie depuis qu'il était revenu.
- Alors Peter, qu'est ce que tu fais de beau, dis moi ?
Peter détacha ses yeux de la lettre et regarda Remus.
- Euh ... je ... euh ... j'écris une lettre.
- Ah bon ! A qui ?
- A ... euh ... à ... ma mère !
- Ah ... d'accord. Fit Remus, étonné par la réaction de son ami.
Une bonne demi-heure s'était écoulée depuis que Remus était revenu de sa réunion. Sirius et James avaient tous les deux finis les friandises et avaient commencé une partie de bataille explosive. Peter était toujours dans son coin, il rédigeait toujours sa lettre, n'adressant la parole à personne. Quant à Remus, il lisait un livre sur les devoirs de préfets à l'école. Puis, la porte du compartiment s'ouvrit et laissa apparaître une jolie jeune fille à la chevelure rousse flamboyante et aux yeux verts émeraude.
- Euh ... Remus !
Remus leva sa tête de son manuel.
- Oh, salut Lily !
James arrêta de parler et regarda la jeune fille.
- Il faut qu'on fasse l'inspection dans les couloirs !
- Ah ok ! Bah j'arrive de suite !
Il se leva et se dirigea vers la porte.
- Bon à tout à l'heure les gars !
- A toute !
- Salut Lily ! fit James alors qu'elle était déjà partie.
- C'est ce qu'on appel se prendre un vent !
James lui donna une tape derrière la tête.
- Aïe ! Pourquoi tu me tapes ?
- T'arrête un peu !
- Bah quoi ? Si on a plus le droit de rigoler, où va le monde ?
Peter se leva au même moment, prit sa chouette, accrocha la lettre à la patte de l'oiseau, ouvrit la fenêtre et lâcha l'animal qui s'envola. Puis il se rassit et sourit à ses amis qui le regardaient. Il se joignit à la partie des garçons.
1er Septembre 1975, 18h00 : Gare de Pré-au-LardLe train venait d'arriver à la gare de Pré-au-Lard et tous les élèves descendirent du train. Les Maraudeurs furent les derniers. Les préfets rassemblèrent tous les premières années vers le garde chasse nommé Hagrid. James, Sirius et Peter avancèrent vers les diligences. Remus les rejoignit, accompagné de Lily et de deux autres filles, qu'il ne connaissait pas, et ils montèrent tous dans la même diligence. James s'assit au fond, Sirius se mit à côté de lui, Remus à côté de Sirius, Peter à côté de Remus, Lily en face de James et les deux autres filles à côté de Lily. Le trajet se passa dans le plus grand silence. Personne n'osait parler. James ne cessait de regarder Lily, un sourire aux lèvres. Une fois arrivés devant la grille du château, les filles furent les premières à descendre suivie des garçons. Elles s'éloignèrent et commencèrent à parler entre elles. James ne quittait pas Lily des yeux. Sirius le secoua pour le faire revenir à lui :
- Abandonne ! Elle ne t'aimera jamais, t'as trop la grosse tête, faut que tu te la dégonfle.
- Ouais, ouais, j'arrive. Partez devant ! lui répondit James avec un air niais, en fixant toujours la jeune Evans.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je ne t'ai pas demandé de venir !
- J'arrive, j'arrive !
- Oh, mais ...
Sirius le prit par les épaules et le secoua brutalement pour le faire revenir à lui.
- Tu vas reprendre tes esprits oui ?!
- Non, papa, je n'aime pas les courgettes !
- D'une, je ne suis pas ton père et de deux, je ne t'ai pas parlé de courgettes ! T'es con ma parole.
Il lui mit une gifle. James revint à lui et regarda son meilleur ami.
- Hein quoi ? Qu'est ce qui se passe ?
- T'as perdu la boule mon vieux !
- Ah bon ? Comment ça se fait ?
- Tu as été envoûté par cette diablesse nommée Lily.
- Aaaah, ma Lily !
Et il recommença à la fixer avec son air rêveur, alors qu'elle n'était plus dans son champ de vison.
- Ah non ! Tu ne vas pas t'y remettre ! Ou je te jure que ce soir, je te fou la tête dans les chiottes comme j'ai fais pour mon frère hier soir ! D'ailleurs, faudrait pas que ma mère le sache sinon elle va m'Avada Kedavratiser !
- Quoi ! Tu lui as foutu la tête dans les chiottes et tu ne m'as même pas appelé !
- Tu voulais vraiment voir la tronche de ma mère ?
- Bah, elle est si horrible que ça ta mère ?
- Il n'y a qu'à voir l'état dans lequel je suis ... Bon on y va parce que Remus et Peter sont déjà arrivés au château et ils nous attendent.
- Ok ! Let's go !
Ils traversèrent l'immense parc de l'école puis rejoignirent leurs amis devant la porte du hall d'entrée. Ils entrèrent à l'intérieur et se dirigèrent vers la Grande Salle. Beaucoup d'élèves étaient déjà installés et parlaient. Les Maraudeurs allèrent s'installer près de Lily, qui était toute seule. Les deux autres filles qui étaient avec elle, n'étaient pas là. James s'assied près de Lily, Sirius se mit à côté de son meilleur ami, Remus, en face du jeune Potter et Peter en face de Sirius. Le vacarme régnait dans la grande salle mais il fut interrompu lorsque la grande porte s'ouvrit laissant entrer le professeur McGonagall, suivie par les premières années. Ils traversèrent la grande salle sous les regards des élèves déjà installés. Le professeur installa un tabouret à quatre pieds devant les nouveaux élèves. Elle y posa le choixpeau magique et celui-ci commença à chanter sa chanson.
A la fin du monologue du choixpeau, James et Sirius se levèrent et montèrent sur la table en criant :
- Une autre ! Une autre !
Tous les élèves rigolèrent, Enfin presque tous. Le directeur émit un petit sourire. Le professeur McGonagall, elle, ne semblait pas du tout apprécier cette petite scène.
- Vous deux ! Cela suffit ! Descendez immédiatement de cette table sinon je vous colle trois heures !
James déglutit et se rassit, mais Sirius lui, n'était pas du même avis. Il fit un sourire charmeur à sa directrice de maison, avant de dire :
- Oh ! Minerva McGonagall ! Comme vous m'avez manqué durant ces vacances ! A ce que je voit, ce manque était réciproque ! Vous ne pouvez pas vous empêcher de me coller en votre compagnie.
La directrice de Maison des Gryffondors se tourna vers le directeur. Celui-ci lui sourit. Puis elle regarda son élève perturbateur.
- Très bien monsieur Black ! Vous êtes collé trois heures, mercredi soir, dans le bureau du directeur !
Ce fut au tour de Sirius de déglutir. il se rassit sous le sourire vainqueur de son professeur. Puis Cette dernière commença à appeler les élèves de première année.
Une fois que le dernier élève fut envoyé à Serdaigle, le directeur se leva pour prendre la parole.
- Chers élèves, cette année nous accueillons deux nouvelles élèves qui feront leur entrée directement en cinquième année. Veuillez accueillir Sophie et ... Lilou Serena.
Les élèves applaudirent respectueusement les deux nouvelles. Les deux jeunes filles étaient celles qui étaient avec Lily. L'une était blonde aux yeux bleus et avait un visage d'ange, tandis que l'autre ressemblait beaucoup à la première sauf les yeux qui étaient verts, et les cheveux châtains. McGonagall fit signe à l'une des deux de venir s'asseoir sur le tabouret et de mettre le choixpeau sur sa tête pour être envoyée dans la maison appropriée. Après un petit temps de réflexion, le choixpeau finit par crier :
- Gryffondor !
Et des applaudissements se firent entendre à la table des Lions. La jeune fille alla rejoindre Lily et les Maraudeurs. Quand à l'autre, elle se dirigea à son tour vers le tabouret pour être envoyée dans l'une des maisons. Le choixpeau finit par l'envoyée elle aussi à Gryffondor, et elle alla rejoindre les autres, sous les applaudissements des Or et Rouge. Les applaudissements se turent au moment où Dumbledore se leva pour parler.
- J'entends d'ici vos estomacs crier famine. C'est pour cela que je vous réserve mon discours pour la fin du repas. Sur ce, je vous souhaite un bon appétit.
Les tables se garnirent de bons petits plats différents. Les choix étaient multiples. Tout le monde commença à se servir. James, Remus et Peter prirent un peu de tout en quantité raisonnable. Sirius, lui, s'était servi en grande quantité et commença à manger sous le regard désolé de ses amis et celui étonné des filles.
- Ne t'en fais pas, il mange toujours comme ça à la rentrée ! dit James à la jeune fille aux cheveux châtains. Au fait, comment tu t'appelles ?
- Lilou Serena ! Et, elle, dit-elle en montrant l'autre nouvelle, c'est ma cousine, Sophie Serena, mais elle préfère qu'on l'appelle Soso !
- Enchanté, dit James.
- De même, firent Peter et Remus.
- Ouais pareil, dit Sirius la bouche pleine.
- Ce n'est pas commun comme prénom, Lilou. Fit Remus.
- En fait, c'est un surnom. Mon vrai prénom c'est Alison mais ... par pitié, appelez-moi Lilou !
- D'accord. Fit Remus en lui souriant.
- Comment ça se fait que tu manges autant ? On dirait que tu n'as pas été nourri pendant un moment. fit Soso.
- C'est tout à fait ça. Répondit James à la place de son meilleur ami.
- Comment ça se fait ? S'étonna Lilou.
- Alors pour commencer, Sirius est un Black. Et vous connaissez la réputation de sa famille je suppose.
- Oui. Répondit Lilou, ses yeux devenus soudainement noirs.
- Donc cela est étonnant de voir que notre Sirius national est à Gryffondor. Moi je suis plutôt ravi qu'il soit un rebelle parce que c'est quelqu'un d'extraordinaire. Mais pour lui, c'est la vie dure avec ses parents. Ils le punissent en le privant de nourriture. Avant les vacances, Sirius pesait au moins dix bons kilos de plus, et là ... on dirait un vrai squelette...
Lily, qui était en train de boire du jus de citrouille recracha tout. Les deux cousines Serena fixèrent le jeune Black avec de grands yeux. Ce dernier ne put s'empêcher de se sentir gêné. Il détestait parler de ses problèmes. Et James le savait très bien, alors pourquoi en parlait-il aux filles ?
- James ... tais-toi !
- Désolé Rurus, mais il fallait que je les prévienne que toi, tu n'étais pas comme ta famille. Tu sais à quel point je déteste les personnes qui te jugent selon ton nom de famille. Et j'ai vu le regard noir de Lilou ...
Sirius ne répondit rien, préférant plutôt continuer de manger. Une fois que le repas fut terminé, Dumbledore prononça son discours habituel à propos du règlement, jetant de temps en temps des petits regards furtifs vers les Maraudeurs. Puis, tous les préfets accompagnèrent les premières années à leur dortoir. Pendant ce temps là, les trois autres Maraudeurs montèrent à leur dortoir, accompagnés de Lilou et de Soso. Une fois arrivés à la salle commune des Gryffondors, ils laissèrent les filles devant leur dortoir et ils allèrent dans le leur.
1er septembre 1975, 20h50 : Dortoir des garçons.Ils défaisaient leur bagage lorsque Sirius commença à taper James avec son oreiller. James répondit à l'attaque. Peter se joignit à eux. Les plumes volaient. Lorsque Remus arriva et qu'il constata le bazar qu'avaient fait ses amis, il leva les yeux au ciel et leur dit d'arrêter.
- Olala ! Toujours en train de casser l'ambiance toi ! répliqua Sirius.
- Aller tout le monde au lit ! dit Remus en frappant dans ses mains.
- Oui maman ! marmonna Sirius en se couchant.
James et Peter imitèrent Sirius et Remus aussi. Mais ils ne s'endormirent pas pour autant, James et Sirius préférant s'envoyer des vannes ce qui exaspéra le jeune Lupin et amusa le petit Peter.
1er septembre 1975, 21h50 : Dortoir des filles.Dans le dortoir des filles, celles-ci ne dormaient toujours pas. Elles défaisaient leurs bagages, puis une fois cela fait, elles commencèrent à parler et à rigoler. Puis quelqu'un frappa à la porte. Les Maraudeurs entrèrent dans le dortoir des filles. Lily fut étonnée.
- Comment avez-vous réussis à monter dans notre dortoir ? Les garçons ne peuvent pas normalement !
- Oui mais nous, on est les Maraudeurs. On connait toutes les combines à Poudlard. Fit James, fier de lui.
- Et qu'est-ce que vous faîtes ici ? demanda Lilou. On fait trop de bruit ? Tant mieux !
- Non ! répondit Sirius. On est venu vous demander pourquoi.
- Pourquoi quoi ? s'étonna Lily.
- Pourquoi vous ne nous avez pas invités à votre fête ? demanda James.
Puis, James, Sirius et Remus se ruèrent sur les filles avec un oreiller chacun en main et commencèrent à se bagarrer avec les filles, mais furent interrompu par Peter.
- Je croyais qu'on devait juste leur dire de se taire ! Couina-t-il.
- Ah non Peter ! rétorqua Sirius. Tu ne vas pas nous faire un Remus numéro deux ! Un, ça suffit largement !
- Ouais y'a que moi qui ai le droit de m'imiter ! dit Remus. On ne copie pas ! Ce soir c'est la fête !
- La fête d'avant d'année ! Bah ouais y'a bien une fête de fin d'année alors pourquoi ...
A ce moment, Sirius se prit un coup d'oreiller derrière la tête de la part de James et Peter partit dans son dortoir.
- Tais-toi Rurus et bats-toi !
- ARRETE DE M'APPELER RURUS BORDEL ! hurla Sirius en se jetant sur James et en le frappant avec l'oreiller de toutes ses forces.
Une nouvelle bataille d'oreiller s'engagea. Ce n'est qu'une heure plus tard qu'ils estimèrent qu'ils avaient assez plaisanté comme ça. Les garçons retournèrent à leur dortoir pour rejoindre Peter, et pour se coucher, car le lendemain, ils avaient leur première journée de cours.
A suivre ...
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